Dix Pour Cent

Faire le bien avec du bon vin

Oé, c’est une pépite, une de ces entreprises qu’on admire beaucoup à Dix Pour Cent. Et ce n’est pas seulement à cause de leur produit (coucou le bon vin bio !). C’est avant tout grâce à sa culture d’entreprise innovante et la volonté imperturbable de son fondateur,Thomas Lamasle, de faire bouger les choses. On a eu la chance de s’entretenir avec Thomas, pour en apprendre plus sur cette industrie viticole biologique encore naissante, et sur toutes les innovations qui voient le jour grâce à Oé. Consigne, zéro déchet, label B Corp, transparence des salaires, respect des agriculteurs… découvrez à quoi ressemble l’entreprise responsable par excellence.

Pourquoi produire et consommer du vin biologique ?

La vigne, c’est 4% de l’agriculture en France, mais 20% des pesticides. Quand Thomas nous partage cette statistique, nos mâchoires tombent. Soudainement, nous faisons le calcul du nombre de bonnes bouteilles de vin consommées pendant cette année de pandémie, et la quantité de pesticides avalées nous donne un peu le tournis.

« Le raisin est rarement nettoyé avant d’être transformé en vin. Dans les vins conventionnels, le taux de pesticides dépasse près de 1000 fois le taux autorisé dans l’eau potable! »

De plus, on sait que les pesticides font du mal à l’écosystème et à la chaîne alimentaire. Thomas nous rappelle qu’on vit une extinction de masse et que les pesticides ont un rôle important à jouer dans tout ça. La solution ? Innover.

C’est quoi l’innovation en agriculture ?

Étonnamment, on réalise qu’innover peut aussi signifier ralentir. Car pour produire du vin biologique et végan, tout en respectant les vignerons et les partenaires, il faut mettre le pied sur le frein et remettre en question le statu quo. 

“On travaille avec de petits vignerons et vigneronnes qui sont conscients de l’impact positif qu’ils ont. Pour minimiser l’impact de leur production sur l’environnement, ça demande d’être branché à ses vignes et connecté à son sol.”

Tout n’est pas mécanique. Au contraire, produire du vin bio et végan nécessite beaucoup de main-d’œuvre, puisqu’aucun pesticide n’est utilisé. Quelque part c’est super bien, nous dit Thomas, puisque ça crée de l’emploi. Et ce n’est pas nécessairement synonyme d’une perte de rendements.

« On travaille avec certains vignerons qui ont de meilleurs rendements que leurs voisins qui ne font pas du bio. »

Bien sûr, le tout est porté par une demande grandissante en produits biologiques et locaux. Et les consommateurs sont de plus en plus à la recherche de transparence concernant les produits qu’ils consomment. En obtenant le label B Corp et en ayant un statut d’entreprise à Mission, Oé se soumet à des contraintes parmi les plus exigeantes de l’industrie agricole. Mais Thomas nous le confirme, ces contraintes sont en fait des moyens de s’améliorer constamment, et justement, d’innover dans le bon sens.

Bien sûr, le tout est porté par une demande grandissante en produits biologiques et locaux. Et les consommateurs sont de plus en plus à la recherche de transparence concernant les produits qu’ils consomment. En obtenant le label B Corp et en ayant un statut d’entreprise à Mission, Oé se soumet à des contraintes parmi les plus exigeantes de l’industrie agricole. Mais Thomas nous le confirme, ces contraintes sont en fait des moyens de s’améliorer constamment, et justement, d’innover dans le bon sens.

Bien sûr, le tout est porté par une demande grandissante en produits biologiques et locaux. Et les consommateurs sont de plus en plus à la recherche de transparence concernant les produits qu’ils consomment. En obtenant le label B Corp et en ayant un statut d’entreprise à Mission, Oé se soumet à des contraintes parmi les plus exigeantes de l’industrie agricole. Mais Thomas nous le confirme, ces contraintes sont en fait des moyens de s’améliorer constamment, et justement, d’innover dans le bon sens.

Quand l’innovation passe par la culture interne

Simplicité, humilité et transparence semblent être des termes sur-utilisés quand on aborde le thème de la culture d’entreprise. Pourtant, chez Oé, ça devient rapidement clair qu’il s’agit de priorités absolues. Alors que Thomas et son entreprise sont en train de révolutionner l’industrie viticole, il semblerait qu’un des secrets réside dans sa culture interne singulière. 

“Notre simplicité et notre humilité, elles se transposent dans nos relations avec les vignerons et nos partenaires. On essaye d’avoir l’approche la plus respectueuse et qui a le plus de sens. Ce qu’on essaye de construire avec nos partenaires, ça va au-delà des vins.” 

Concrètement, on apprend que l’entreprise est gérée de façon horizontale, ou chacun est encouragé à s’exprimer et à participer aux différentes activités de l’entreprise, au-delà de sa description de poste. La transparence des salaires est certainement la mesure qui surprend le plus. Chez Oé, tout le monde connaît le salaire de chacun. 

« Chez nous c’est simple, on utilise un document partagé avec tout le monde, contenant une grille de salaires basés sur l’expérience et le niveau du poste. Si le salaire est juste, pourquoi le cacher ? »

Simple et transparent, pour de bon. La transparence des salaires a pour effet direct d’éliminer les inégalités et certaines discriminations liées aux genres ou aux origines. Ici, pas de négociation possible, il faut se référer à la grille. De plus, un bonus d’équipe est octroyé en fin d’année, pour remplacer le bonus individuel. Il faut donc se serrer les coudes pour performer.   

Les bénéfices directs d’une culture interne innovante

L’attractivité des talents est certainement un point fort. Les salariés d’aujourd’hui sont pour la plupart à la recherche de sens dans leur travail, et travailler pour une entreprise engagée s’avère un argument de taille. Mais les bénéfices de cette culture de passionnés vont bien au-delà du recrutement.

Grâce à notre communication interne transparente et fluide, on encourage tout le monde à soulever les incohérences entre ce qu’on dit et ce qu’on fait. Le but est de combattre le greenwashing à la source, et de s’améliorer en permanence.”

 C’est là que rentre en jeu l’humilité tant prônée par Thomas. Cette démarche continue de transparence permet ainsi de mettre la barre haute pour Oé, et de mener l’exemple pour toutes les entreprises qui souhaitent faire changer les choses. La perfection n’existe pas, par contre il croit foncièrement que tout est possible. 

Tout est possible, vraiment ?

Ça, on l’a beaucoup entendu pendant notre entretien avec Thomas. Et on finit par le croire. L’entrepreneur nous le rappelle : les vraies limites sont internes et sont souvent basées sur nos croyances. L’exemple le plus flagrant concerne la consigne des bouteilles de vins produites par Oé. Initialement, tous dans l’industrie s’entendaient pour dire que c’était impossible, trop coûteux et mal adapté à la filière viticole. Mais Thomas n’a rien voulu savoir. 

On m’a dit que la consigne des bouteilles n’était pas adaptée à la filière vin. Mais moi j’y ai cru plus que tout. Aujourd’hui, toutes nos bouteilles sont consignées partout en France. Il faut réussir à dépasser ces obstacles, grâce aux convictions et à l’énergie de l’équipe.

Et récemment, c’est aux films plastiques entourant les palettes de livraison que l’équipe d’Oé s’est attaquée. Ils n’avaient pas de solution. Mais en toute humilité, Thomas a pris la parole sur Linkedin et a demandé à son réseau de partager avec lui ses idées et solutions. Résultats, plus de 100 personnes ont commenté!

« Récemment, on a envoyé nos premières palettes 100% zéro déchets, grâce aux fruits d’une simple conversation sur LinkedIn avec ma communauté ! »

Quand on termine cette entrevue, on réalise que la passion de Thomas est vraiment communicative. Innover, ça doit faire partie de l’ADN d’une organisation, et de ses fondateurs. D’ailleurs il termine nos échanges en insistant sur un point essentiel : 

 « Je veux dire que le changement est possible pour toutes les organisations. Chaque entreprise peut mettre en place des actions qui vont dans le bon sens : réinsertion, égalité hommes-femmes, diminution des émissions de gaz à effets de serre…”

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